DJO | Digital Journal of Ophthalmology

1. Décrivez l’aspect clinique de cette lésion.
Réponse : La photographie clinique démontre de multiples lésions paupières rondes, de couleur peau, surélevées, impliquant les paupières supérieures et inférieures, d’une taille de 1 à 8 mm, situées en avant de la ligne des cils sans atteinte du bord des paupières. Les lésions les plus grandes semblent kystiques. La surface est lisse sans signe d’ombilication, d’ulcération ou d’hyperkaratose. Il n’y a pas d’hémorragie, de trichiasis, d’écoulement ou de conjonctivite associée.
2. Décrivez les caractéristiques histologiques de cette lésion.
Réponse : La section colorée à l’hématoxyline-éosine démontre un kyste bicouche doublé d’épithélium situé dans un stroma de tissu conjonctif. Il existe des signes d’une légère inflammation chronique adjacente, non granulomateuse (lymphocytes sans cellules épithélioïdes). Aucune structure dermo-annexielle n’est visible dans cette section. Aucun museau apical n’est vu, et aucun matériel n’est vu dans la cavité du kyste.
3. Citez trois entités dans le diagnostic différentiel.
Réponse : Réponse :
– kystes de la glande de Moll
– hidrocystome
– kystes sudorifères
– kystes canalaires
– kystes d’inclusion épithéliale
– carcinome basocellulaire (inféromédial)
– molluscum contagiosum
4. Quel est le diagnostic ?
Réponse : Réponse :
– hidrocystome
– kyste sudorifère
– kyste canalaire
5. Quelle est l’histoire naturelle de cette lésion ?
Réponse : La nomenclature des kystes de la paupière est quelque peu confuse en raison de la multitude d’éléments glandulaires au sein de la paupière. « Hidrocystome », « kyste sudorifère (« sueur ») » et « kyste canalaire » sont des termes synonymes utilisés pour décrire les lésions kystiques des glandes sudoripares. La plupart des glandes sudoripares du corps humain sont de type eccrine ; elles sécrètent directement DANS la lumière glandulaire par exocytose. Certaines zones du corps, notamment les aisselles, l’aine, le canal auditif et les paupières, comprennent des glandes sudoripares apocrines ; elles sécrètent DANS la lumière glandulaire en pinçant les parties apicales des cellules entourant la lumière (museau apical). Dans la paupière, les hidrocystomes apocrines proviennent des glandes de Moll. Les hidrocystomes se distinguent des autres kystes de la paupière par la présence d’un revêtement épithélial à deux couches. La couche interne cuboïdale sécrète DANS la lumière ; la couche externe est composée de cellules myoépithéliales. Les hidrocystomes sont des lésions bénignes qui peuvent provoquer une irritation chronique. Ils sont observés avec une fréquence égale chez les hommes et les femmes. Il n’y a pas de prédilection raciale. Les personnes sujettes à une hidrose systémique et celles exposées de façon chronique à l’humidité chaude peuvent présenter un risque accru.
6- Quel est le traitement de choix ?
Réponse : Le traitement nécessite généralement une excision avec élimination complète de la paroi du kyste, bien que la destruction chimique puisse être accomplie en utilisant de l’acide bi- ou trichloracétique. Une résolution spontanée n’est généralement pas observée. La rupture mécanique, telle qu’elle est parfois pratiquée à domicile par les patients, peut entraîner une infection et fournit rarement un effondrement permanent des kystes.

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