Capitaine Beefheart et sa bande magique(s) par Benoit Delaune, 2011

Benoit Delaune - Captain Beefheart et sa bande magique(s)

Publié par Le Mot et Le Reste 2011
ISBN : 9782360540211
Papierback
150 pages

Signalement de la couverture

Rogue brillant, leader tyrannique, chanteur monstrueux. De nombreuses rumeurs et légendes entourent l’artiste connu sous le nom de Captain Beefheart. Ami d’école de Frank Zappa il s’est entouré de nombreux musiciens souvent anonymes mais brillants de son « Magic Band ». De 1967 à 1982, Captain Beefheart a créé – en seulement quinze ans et une poignée d’albums – une musique polyrythmique et polytonale complexe, basée sur un blues déconstruit. De nombreux musiciens continuent aujourd’hui à se réclamer de cet artiste important qui a soudainement et silencieusement abandonné la musique en 1982 pour se consacrer pleinement à la peinture. Ce livre vise à montrer les paradoxes constants à la base de la création de Captain Beefheart and His Magic Band(s) entre excès quasi cultes, intégrité, vision, échecs commerciaux et musique en totale liberté.

Benoit Delaune, docteur en littérature comparée, a publié plusieurs articles universitaires sur les rapports entre littérature, musique concrète et rock. Il a dirigé les éditions de Notonecta et est également musicien.

Overview par Steve Froy

Malheureusement mon français n’est pas assez bon pour lire tout ce livre et lui donner la critique qu’il mérite.

C’est un livre de poche joliment produit et imprimé avec une couverture un peu bizarre (c’est l’idée de l’éditeur m’a-t-on dit). Toutes les couvertures d’album sont illustrées en noir et blanc et il y a une courte discographie.

L’auteur est un fan de Beefheart, ce qui est un bon début. J’ai demandé à Benoît s’il pouvait nous en dire un peu plus sur son livre :

J’ai essayé non seulement de raconter une histoire de Magic Band au jour le jour (c’est un livre court, 150 pages !), mais aussi d’analyser leur musique, notamment Trout Mask Replica qui est discuté à l’aide de certains concepts philosophiques, c’est-à-dire ceux de Gilles Deleuze. J’ai décrit ce que j’appelle le « Great Beefheart Paradox », l’attitude apparemment « kamikaze » ou « sabotage » de Don Van Vliet (par exemple l’incident du concert de Magic Mountain Fantasy Fair).

J’ai écrit sur l’aspect gourou de la vie du Magic Band, et j’ai essayé de montrer que la musique du Magic Band pouvait être le résultat de pressions psychologiques, de harcèlement, etc. – MAIS elle reste l’une des expressions musicales les plus LIBRES jamais produites. Et j’ai aussi écrit sur le véritable talent et le génie de ces musiciens anonymes, Drumbo, Zoot, Alex, Antennae, etc.

Mon livre s’appelle « Captain Beefheart and His Magic Band(s) », le « s » était très important pour moi, car je considère que le Magic Band de l’ère 1965 était une merveilleuse bande de musiciens, mais aussi le groupe de 1969, celui de 1970, etc, même celui de 1979-82 (un de mes préférés). Chaque Magic Band sonne frais, stupéfiant, virtuose. C’est une grande leçon et ce livre était aussi pour moi, en tant que musicien, une façon de tirer mon chapeau à tous ces merveilleux musiciens.

Si quelqu’un ayant de meilleures compétences en français que les miennes souhaite envoyer une critique, merci de prendre contact.

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